Chaga

Merveilleux Chaga ou Innonotus obliquus pour les intimes!

Le chaga a toutes les caractéristiques d’un des plus précieux cadeaux de Mère Nature. Cette drôle de bosse noire qui pousse sur certains bouleaux a des propriétés enviables pour la santé: anti-inflamatoire, anti-viral, anti-cancer, modulation de  l’immunité, santé cardiovasculaire et digestive, stabilisation de la glycémie. Connu et consommé depuis longtemps dans les cultures nordiques européennes et utilisé en médecine traditionnelle chinoise, la science découvre à peine ses multiples propriétés.

Découvrons ensemble ce champignon à l’allure très bizarre.

 

Description et habitat

Le chaga pousse généralement sur les bouleaux en climat nordique comme au Québec et au Canada, en Scandinavie, en Russie et sur certains hauts plateaux de Chine. 

C’est un champignon qui ne ressemble à aucun autre. Visuellement, il donne  plutôt l’impression d’un morceau de charbon accroché à un bouleau. Recouvert d’une dure couche extérieure noire, son intérieur est plus mou et d’une teinte jaune ou ocre. Il peut atteindre 25 à 40 cm sur différentes variétés de bouleaux encore vivants. Bien qu’à la longue, le chaga puisse provoquer la mort de l’arbre hôte, ils peuvent vivre ensemble, en symbiose, pendant des dizaines d’années. De 3 à 5 ans sont nécessaires pour que le chaga atteigne la grosseur d’un pamplemousse, taille minimale pour une récolte durable. 

 

Récolte

On cueille un chaga d’une taille adéquate avec un instrument tranchant en laissant une bonne portion (au moins 30%) du champignon sur l’arbre. On s’assure, de plus, de ne pas abimer l’arbre ni en arrachant le champignon, ni en blessant l’écorce ou les branches pour tenter de l’atteindre. Le maintien d’un arbre en santé est garant d’une belle récolte future. De plus, on choisit une forêt saine, loin de toute source de pollution connue. 

 

Différences entre mode de culture

Il existe actuellement sur le marché plusieurs types de produits qui ne s’équivalent pas entre eux. Les champignons qui croissent sur leur substrat naturel (dans le cas du chaga, c’est sur un bouleau vivant) n’auront par les mêmes propriétés qu’un champignon qu’on fait pousser sur du grain (maïs, riz, blé, orge) précuit. Pour diminuer les coûts, augmenter la vitesse de récolte et contrôler l’environnement et les paramètres de croissance, plusieurs producteurs proposent des champignons cultivés sur des substrats à base de grains. Évidemment, cette méthode permet d’offrir des produits à un meilleur prix mais des questions peuvent se poser concernant la valeur nutritive et médicinale des champignons issus de ce type de culture. Le champignon produit l’ensemble de ses constituants à partir de la matière sur laquelle il croit. Or, les composantes disponibles dans du mais précuit ne sont certainement pas les mêmes que sur un chêne ou un bouleau. Comme le champignon utilise les molécules présentes et les transforment, le substrat sur lequel il pousse fait une grande différence.

 

Mycélium versus fruit du champignon

Le mycélium, c’est la partie invisible du champignon mais qui lui permet de se propager et de grandir. Ce sont les petits “fils ou filaments”, souvent blanchâtres, que l’on voit parfois sous une bûche ou dans du paillis. Ce réseau de filaments, c’est ce qu’on appelle le mycélium. 

Lorsque les champignons sont cultivés sur du grain, le mycélium proposé est alors un mélange de mycélium et de grain. 

Certains produits disponibles sur le marché incluent les fruits (corps du champignon) et le mycélium. Ce dernier est alors composé du mycélium et du substrat de grain ayant servi à sa culture. 

Dans le cas des extraits à partir de fruit du champignon (“fruit body”), ce n’est que la partie extérieur au substrat de culture, donc sur l’arbre vivant ou sur les grains selon le type de production ou de récolte, qui sera utilisé pour produire l’extrait. On peut alors être certain que le substrat n’en fait pas parti. 

 

Principes actifs du chaga

Le chaga transforme plusieurs molécules présentes dans les bouleaux dont l’inotodiol, l’acide tramèténolique et l’acide bétulinique en différents composés très utiles d’un point de vue médicinal. Parmis ceux-ci, on retrouve des bêta-glucanes, différents polysaccharides et plusieurs polyphénols. Nous élaborerons davantage sur ces principes actifs lors de la discussion sur les bénéfices potentiels sur la santé.

Très dur et fibreux, le corps du chaga est principalement composé de chitine. Les éléments nutritifs et médicinaux sont donc emprisonnés à l’intérieur de cette structure indigeste: ils ne sont donc pas accessible par la simple digestion. 

 

Extraction des principes actifs

Une procédure d’extraction est requise pour permettre d’accéder à ces merveilleuses molécules pour que l’utilisateur puisse en bénéficier. Une double extraction, à l’eau chaude et à l’alcool permet d’extraire les différents types de composés. 

L’eau va principalement permettre de récupérer les polysaccharides et les polyphénols, principaux responsables de son pouvoir anti-oxydant. 

L’alcool quant à lui permet d’extraire la majorité des bêta-glucanes, associés aux principaux effets thérapeutiques étudiés jusqu’à maintenant. L’éthanol est l’alcool utilisé pour effectuer cette seconde extraction. Certains bêta-glucanes ont démontrés beaucoup de potentiel pour certaines conditions telles que le diabète, le cancer et les maladies cardio-vasculaires (qui ont toutes une composante inflammatoire) ainsi que pour les infections.

 

Avantages des extraits

Les extraits permettent de rendre les composantes actives accessibles au corps. Les extraits peuvent être sous forme liquide (teinture) ou sec (poudre libre ou capsule). Pour les extraits secs, on peut avoir des ratios de concentration, par exemple 8:1, qui signifie que 1 gramme d’extrait équivaut à 8 grammes de champignon entier. 

Les extraits facilitent grandement la prise régulière. Le dosage de la quantité consommé est aussi beaucoup plus facile à contrôler grâce aux extraits.

 

 

Bénéfices potentiels pour la santé

 

Anti-oxydant et anti-inflammatoire 

L’indice ORAC est une unité de mesure du potentiel antioxydant d’un aliment qui a d’abord été développé par l’Institut National sur le vieillissement  (National Institute on Aging (NIA)), branche de l’équivalent américain de Santé Canada (National Institutes of Health (NIH)). 

Le chaga présente un potentiel anti-oxydant très important. Son indice ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity), est de 146 700. En comparaison, la poudre de baie d’açaï reconnue comme superaliment et ayant la réputation d’être un excellent antioxydant, a un ORAC de 102 700 et les bleuets séchés, 48 320. On peut donc facilement constater que le chaga est vraiment très intéressant si on considère seulement cet aspect. 

L’un des éléments intéressant avec une valeur ORAC aussi élevée, c’est que la consommation régulière permettrait de protéger les cellules, mais aussi l’ADN, du stress oxydatif et des dommages que ce dernier peut entraîner. Le corps peut alors mieux réagir face aux agressions extérieures et au stress en général. L’efficacité du corps à maintenir l’équilibre entre la quantité de radicaux libres (oxydants) produits ou pénétrant dans le corps et la quantité de molécules anti-oxydantes disponibles pour les éliminer est fondamentale pour la santé à long terme.

Par exemple, des chercheurs ont soumis des lymphocytes (cellules importantes de notre système immunitaire) à un stress oxydatif (en les mettant en présence de peroxyde d’hydrogène ou H2O2). La fragmentation de l’ADN a été réduite de 40% pour les échantillons préalablement traités avec un extrait de chaga – un effet protecteur considérable! Ce sont certains polysaccarides du chaga qui semblent avoir cet effet. 

 

Anti-viral

Plusieurs études ont été effectuées pour évaluer le potentiel anti-viral du chaga face à une variété de virus différents (virus qui existent depuis longtemps). 

L’une des études a présenté des résultats intéressants avec le virus de l’hépatite C sur des cellules in vitro. Autant en prévention (cellules soumises au chaga avant d’être mises en contact avec le virus) qu’en traitement (pendant que les cellules étaient infectées), les résultats étaient très positifs. De plus, dans cette même étude, les effets virucides (destructeur de virus) ont montré une diminution de la charge virale de 100 fois après 10 minutes de mise en contact avec l’extrait de chaga. 

Il a aussi été étudié avec le HIV, l’influenza et l’herpès simplex avec des résultats tout aussi intéressants. Les recherches se poursuivront certainement dans l’avenir considérant la fragilité de la population concernant les virus en émergence et les possibilités de pandémie associées.

 

Anti-cancer

Le chaga serait utilisé depuis le 16e siècle pour traiter différents types de tumeurs. Dans plusieurs pays, il est utilisé en combinaison avec des traitements plus contemporains, tels que la chimiothérapie, pour soutenir les thérapies anti-cancéreuses. En stimulant la phagocytose, il supporte le corps dans son processus de guérison. De plus, certains de ses composés poly-phénoliques ont un effet cytotoxique (capable de détruire les cellules de tumeurs malignes) grandement supérieur sur les cellules cancéreuses par rapport aux cellules saines. Ces composés pourraient donc provoquer la mort d’une cellule cancéreuse sans mettre en danger une cellule normale.

Une étude sur des souris a montré que la consommation de chaga a entrainé une réduction du volume de la masse cancéreuse et, dans le cas d’un cancer métastasé, il a permis une diminution du nombre de métastases. Encore une fois, c’est une voie de recherche à explorer plus à fond. 

 

Immonu-modulateur

Plusieurs phénomènes semblent être impliqués dans les propriétés de modulation immunitaire du chaga. Il semble stabiliser l’activité des mastocytes, un groupe de cellules du système immunitaire qui a un rôle clé dans l’inflammation et les allergies. Un mastocyte activé (par exemple par un anticorps) libère, par un phénomène appelé dégranulation, des histamines ou de l’héparine qui sont des médiateurs du système immunitaire. C’est un signal pour le système de réagir. Lorsque les mastocytes réagissent trop promptement ou de façon trop intense, on peut assister à des réactions allergiques ou d’intolérances. Une réaction bien dosée des mastocytes est donc essentielle pour avoir un système immunitaire efficace et performant. Plusieurs problématiques (dont les causes demeurent nébuleuses) pourraient être en lien avec une suractivation des mastocytes. Les recherches sur le syndrome d’activation des mastocytes sont très nombreuses depuis quelques années et devraient apporter des réponses. 

 

Adaptogène

Le chaga est généralement classé dans la catégorie des adaptogènes. On parle d’adaptogène lorsqu’un composé permet au corps d’augmenter ou de réduire sa réponse pour maintenir le niveau de réponse optimale envers l’environnement dans lequel il se trouve. Si l’organisme est soumis à un stress, l’adaptogène va augmenter la capacité de réponse du corps à ce stress. Par contre, si le corps est trop stressé, l’adaptogène va favoriser le relâchement et les réactions de détente. C’est comme si on augmente la poids placé au milieu d’un balancier pour rendre ce balancier moins sensible aux effets extérieurs, plus solide dans son centre.

Les propriétés adaptogènes du chaga en font un allié de choix pour les athlètes par exemple. Il semble que la durée de la récupération soit diminuée par la consommation d’extrait de chaga. De même, dans la gestion d’un stress chronique, le chaga pourrait être très supportant pour aider à maintenir un taux de cortisol optimal.

 

Diminue le taux de glucose sanguin

Le chaga a présenté, dans certaines études, la capacité de moduler la sensibilité des cellules à l’insuline. De plus, certain chercheurs ont observé une augmentation de la capacité à produire de l’insuline par des cellules pancréatiques traitées par des extrait de chaga. Ce sont des voies de recherche qui méritent certainement plus d’analyse.

 

Santé cardio-vasculaire

Considérant ses propriétés anti-inflammatoires, le chaga peut être un support intéressant pour favoriser une bonne santé cardio-vasculaire. Les maladies cardiaques incluent une composante inflammatoire importante. Toute diminution du niveau d’inflammation limite la dégradation des vaisseaux sanguins et les dommages associés. Déjà, il y a plus de 20 ans, les liens entre l’inflammation et l’augmentation des risques associés aux maladies cardio-vasculaires, au diabète et au syndrome métabolique faisaient partis des aspects à considérer lors du traitement de ces pathologies. Tout changement au mode de vie et à l’alimentation qui a un impact anti-inflammatoire est reconnu comme très supportant pour la santé en général et pour la santé cardiovasculaire en particulier.

 

Santé digestive

Historiquement, le chaga a été utilisé dans les cas de cancer ou de déséquilibre du système digestif. Une étude a conclu que la consommation d’extrait de chaga pouvait réguler la composition et la diversité du microbiote. Les colonies de bactéries pro-inflammatoires semblent diminuer pendant que celles anti-inflammatoire semblent augmenter. De plus, plusieurs symptômes du système digestif peuvent être associés à une inflammation chronique de ce dernier. Encore une fois, les qualités anti-inflammatoires du chaga peuvent venir à la recousse!

 

 

Utilisation

 

Utilisation et dosage

Pour optimiser le potentiel santé des champignons thérapeutiques, il est recommandé de les consommer d’une façon régulière. Les recommandations sont généralement de 1000 mg de chaga chaque jour. Tel qu’expliqué précédemment, l’utilisation d’extrait facilite la consommation et le dosage. Il est alors beaucoup plus simple de l’intégrer quotidiennement dans la routine de nos vies très occupées.

 

Le chaga est-il sécuritaire?

Il y a très peu d’effets secondaires documentés pour le chaga. Certaines personnes peuvent vivre un certain inconfort digestif au début d’une consommation régulière. D’autres nous ont mentionné avoir eu un surplus d’énergie. Dans tous les cas, diminuer la dose ou espacer temporairement (par exemple, un jour sur deux) la consommation permet au corps de s’adapter à cette force de la nature! 

 

Précautions d’utilisation

Une consultation auprès de votre professionnel de la santé est fortement recommandée avant de commencer toute approche incluant des plantes médicinales ou champignons thérapeutiques si vous êtes traité pour une condition nécessitant un suivi médical. Il en va de même avec le chaga. Pour les personnes qui prennent des anti-coagulants, qui sont traitées avec des médicaments anti-rejet ou qui sont traitées pour une condition auto-immunitaire, cette précaution est nécessaire.

 

 

En conclusion

Le chaga est donc un magnifique cadeau que Mère Nature nous offre. Dans ce drôle de champignon, nous trouvons un appui inestimable pour rester en santé dans le monde d’aujourd’hui. Notre mode de vie est trop souvent rempli de stress de toutes sortes. L’environnement dans lequel nous vivons est généralement loin d’être idéal: valeur nutritionnelle des aliments en baisse, pollution électromagnétique, qualité de l’eau et de l’air, charge toxique (produits de soins, résidus de pesticides sur les aliments, etc), ne sont que quelques défis auxquels nos corps doivent s’adapter. Et c’est sans compter nos horaires souvent surchargés, les stress de sources multiples auxquels s’ajoutent la situation actuelle de pandémie.

Toute l’aide qu’on peut offrir à nos corps soumis à une adaptation constante est donc très certainement la bienvenue! 

Alors, bonne découverte!

 

En résumé

 

Les POURS du chaga:

        • Protection: par ses propriétés anti-oxydantes, le chaga peut participer à la protection des cellules et de l’ADN.
        • Anti-inflammatoire: l’inflammation étant un élément important d’une grande majorité de pathologies chroniques (maladie cardiaque, diabète, alzheimer, arthrite, fatigue chronique, etc.), tous les moyens pour diminuer l’inflammation dans le corps peuvent être utiles. Le chaga présente d’excellente propriétés anti-inflammatoire.
        • Anti-viral: le chaga a présenté des effets contres différents virus dont l’herpès simplex, l’hépatite et le HIV.
        • Anti-cancer: le chaga peut participer à la réduction du nombre de tumeurs et/ou à réduire la grosseur de ces dernières
        • Immuno-modulateur: le chaga peut aider le système immunitaire à bien doser ses réactions, tant pour les réactions trop intenses (ex: allergies) que pour un système immunitaire déprimé (ex: attrape toujours un rhume).
        • Adaptogène: le chaga est, dans plusieurs cultures traditionnelles, un précieux allié pour aider le corps à s’adapter aux différents stress auxquels il est confronté.

 

Les CONTRES du chaga:

        • Une certaine amertume, ou une amertume certaine, selon l’appréciation gustative individuelle de chaque personne.
        • Le manque d’étude à plus grande échelle pour confirmer les bienfaits santé: la majorité des études sont faites sur des échantillons restreints. Les budgets de recherches sur des produits non-brevetables (trouvé tel quel dans la Nature) sont généralement très modestes.

 

 

Références:

What Are Chaga Mushrooms and Are They Healthy?, Mary Jane BROWN, PhD, RD (UK) — Published on October 25, 2018, [www.healthline.com/nutrition/chaga-mushroom] (consulté le 30/03/20)

Full Spectrum: Truth or Marketing Hype?, [https://www.nammex.com/mushroom-education/] (consulté le 30/03/20)

ORAC Values: Antioxidant Values of Foods & Beverages [https://www.superfoodly.com/orac-values/] (consulté le 16 avril 2020)

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Immunomodulatory Activity of the Water Extract from Medicinal Mushroom Inonotus obliquus. Mycobiology. 2005 Sep ;33(3):158-62. Epub 2005 Sep 30. PMID: 24049493 Yeon-Ran Kim

2 réflexions sur “Merveilleux Chaga ou Innonotus obliquus pour les intimes!”

  1. Thank you so much!!! That’s exactly the intent : ). Nature is full of wonders waiting to be unraveled! – Monia

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